Archives pour la catégorie BOLIVIE

Photos de Bofedales – partie 5

Les bofedales de la région de Potosi au centre de la Bolivie sont situés à des altitudes plus basse que ceux de la Cordillère Royale près de La Paz. Le climat y est plus sec et les bofedales contrastent énormément avec les grandes étendues sablonneuses qui dominent cette région.

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Contraste entre le bofedal vert et l’environnement sablonneux et rocailleux de la région

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La plante dominante de ces bofedales : Patosia clandestina.

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Sur les bords, il n’est pas rare de trouver des plantes déjà rencontrées durant la mission au Salar d’Uyuni, preuve que le climat est relativement sec.

Tunilla soehrensii

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Echinopsis ferox

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Azolla filiculoides, une plante présente dans la mare aménagée !
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Une Azorella compacta en fleur
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Werneria sp

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Une petite inconnue

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Quelques animaux pour finir :
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Bientôt des photos des plantes du Takesi Trail….

Enjoy !

Polylepis tarapacana – L’arbre des conditions extrêmes

Polylepis tarapacana

 

Hebergeur d'imageHebergeur d'imageHebergeur d'imagePhotos 1 à 3 – Individus d’âges différents de Polylepis tarapacana

 

Le Polylepis tarapacana est un des arbres emblématiques des écosystèmes alpins boliviens. Il forme la forêt la plus haute de la planète, perchée entre 4000 et 5000 mètres d’altitude dans le parc national du Sajama, encerclant ainsi le volcan du même nom, plus haut sommet de Bolivie (voir photo 4).

Hebergeur d'imagePhoto 4 – forêt de Polylepis tarapacana encerclant le gigantesque volcan Sajama culminant à 6540m d’altitude

 

Comme nous pouvons le voir sur les photos ci-dessous, ils poussent de manière éparse car chaque individu est en compétition avec les autres pour les rares ressources en eau (voir photo 5). Ils grandissent en compagnie d’Azorella compacta, une gigantesque plante en coussin qui peut vivre plusieurs milliers d’année (voir photos 6 & 7). Le Polylepis a lui aussi un développement très lent.

Hebergeur d'imagePhoto 5 – différents individus bien espacés les uns des autres formant la forêt de Polylepis tarapacana.
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Hebergeur d'imagePhotos 6 & 7 – Polylepis tarapacana en compagnie d’Azorella compacta, une plante en coussin dure comme de la pierre qui peut vivre plusieurs milliers d’années.

 

A ces altitudes, la plante subit beaucoup de contraintes, ce qui explique pourquoi peu d’espèces arrivent à pousser dans cet écosystème. Les radiations solaires sont particulièrement puissantes et il peut faire 50°C en plein soleil, il gèle toutes les nuits (parfois les température peuvent tomber à -15°C en saison sèche), il ne pleut que très rarement et uniquement en saison des pluies, enfin le sol est presque complètement minéral, sans matière organique pour nourrir les végétaux.

Néanmoins, le Polylepis tarapacana est adapté à ces conditions extrêmes. Son écorce de couleur rouge translucide filtre la lumière et est disposée en plusieurs couches friables, si bien qu’il a été surnommé « l’arbre de papier » (voir photos 8 à 10). Sa sève contient des sucres pour ne pas geler et faire éclater les vaisseaux conducteurs, ses feuilles sont petites et duveteuses pour se protéger du soleil et du froid (voir photo 11) et enfin, il produit beaucoup de rejets au niveau de ses racines afin de se protéger du vent à la manière d’un coussin géant (voir photos 12 & 13).

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Photos 8 à 10 : écorce spéciale de Polylepis tarapacana.

 

Hebergeur d'imagePhoto 11 : fleur et feuilles duveteuses de Polylepis tarapaca
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Hebergeur d'imagePhotos 12 & 13 : rejets formés par Polylepis tarapacana

 

Il semblerait qu’autrefois, cet arbre peuplait tout l’altiplano bolivien. Néanmoins, les populations locales l’auraient beaucoup utilisé pour se chauffer ou pour des constructions étant donné qu’il n’y avait pas d’autres ressources en bois. Aujourd’hui, on le retrouve très en altitude et dans des zones protégées, probablement car l’Homme ne peut pas accéder à ces zones, ou difficilement. Moins perturbé par les Hommes, il semble recoloniser doucement les écosystèmes plus bas en suivant les petits cours d’eau formés durant la saison des pluies. Néanmoins, son développement étant très lent et son écologie peu voire pas du tout étudié, nous ne savons pas encore si les populations sont réellement en train de grandir.

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Hebergeur d'imagePhotos 14 & 15 : Faune et flore du parc national du Sajama.
Hebergeur d'imagePhoto 16 : Polylepis tarapacana et le volcan Sajama en arrière plan.

Mission au Salar d’Uyuni – Botanique

Bien qu’étant un écosystème unique au monde, la diversité végétale et l’écologie du Salar d’Uyuni n’ont jamais été étudiées. On ne connait en effet que très peu les espèces qui s’y trouvent et il est très souvent difficile de les identifier avec certitude. De plus, seules les îles les plus touristiques (et polluées) bénéficient d’un pseudo-statut de protection, mais pas le Salar dans son ensemble !

Cette mission visait à étudier la répartition des cactus géants sur les différentes îles du Salar (Trichocereus atacamensis ssp pasacana), que nous prenions comme modèle pour comprendre aussi la dispersion et la présence des autres espèces. c’est un premier pas vers la compréhension de l’écologie et de la potentielle vulnérabilité des espèces végétales au regard du changement climatique et de l’exploitation du Salar pour ses ressources en Lithium.

Voici une rapide présentation de quelques espèces végétales rencontrées durant cette mission.

 

Trichocereus atacamensis ssp pasacana, adulte et jeune.
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Un oiseau mangeant les fruits du Trichocereus atacamensis ssp pasacana, il participe très probablement à la dispersion des graines, voire à la pollinisation des fleurs !
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Bartia sp
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Mutisia sp
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Echinopsis ferox
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Deux espèces de plantes en coussin que l’on retrouve en milieu sec :

Frankenia triandra
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Sarcocornia pulvinata
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Senecio potosianus
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Hoffmannseggia minor, plutôt rare, un gros coup de coeur !
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Une fleur encore non ouverte
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Salvia cuspidata ssp gliesiii, une sauge à l’odeur incroyable.
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Krameria lappacea, une plante très rare observée qu’une seule fois. Les gousses de graines sont recouvertes d’un mucilage très collant qui doit leur permettre de se coller aux petits mammifères des îles et donc de se disperser.
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Tunilla soehrensii
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Calandrina sp
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Une Verbenaceae inconnue et très odorante
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Adesmia polyphylla, un des rares arbustes à pousser sur les îles
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Bidens sp
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Cariophora chuquitensis
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Enjoy !