Archives pour la catégorie Rhône-Alpes

Pinguicula in situ en Valais suisse

Bonjour à toutes et à tous,

Je partage quelques photos prises durant une balade en Valais suisse à la découverte de potentiels spots de Pinguicula grandiflora subsp rosea. Nous n’avons finalement pas trouvé ladite plante mais plusieurs populations bien portantes de Pinguicula alpina et vulgaris dont voici quelques clichés.

N’oubliez pas qu’il existe désormais un observatoire des plantes carnivores françaises créé d’un partenariat en Dionée et Tela Botanica où vous pouvez renseigner les sites où poussent des plantes carnivores en France afin de les protéger !










 

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Pinguicula in situ

Il fait gris, c’est la rentrée…. Pour oublier un peu la fin de la belle saison, je vous propose de revenir au mois de Juin pour profiter de la floraison de Pinguicula en milieu naturel, dans le parc naturel de la Vanoise en Savoie.

Pinguicula alpina
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Pinguicula vulgaris
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Pinguicula vulgaris f bicolor
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Les deux formes qui poussent ensemble
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In situ en Savoie (73)

Bonjour à tous,

Cela fait un petit moment que je n’ai pas posté d’articles, j’ai été relativement pris ces temps derniers. Histoire de rattraper le retard, voici une grosse compilation des plantes rencontrées lors de diverses sorties botaniques en Savoie durant le mois de Juin, le mois le plus fleuri pour les plantes alpines !

 

Ophrys fuciflora Hebergeur d'imageHebergeur d'imageHebergeur d'image

Orobanche spHebergeur d'image

Planthera chloranthaHebergeur d'image

Neottia ovataHebergeur d'image

Dactylorhiza fushiiHebergeur d'imageHebergeur d'imageHebergeur d'imageHebergeur d'image

Aquilegia vulgarisHebergeur d'image

Atocion rupestreHebergeur d'imageHebergeur d'image

Gymnadenia conopseaHebergeur d'imageHebergeur d'image

Anthyllis vulnerariaHebergeur d'image

Pedicularis verticillataHebergeur d'image

Orchis militaris (le second individu est assez étrange et peut être un hybride)Hebergeur d'imageHebergeur d'image

Aster alpinusHebergeur d'imageHebergeur d'image

Quelques paysages du parc de la VanoiseHebergeur d'imageHebergeur d'image

Helianthemum spHebergeur d'image

Neottia nidus-avisHebergeur d'image

Dactylorhiza majalisHebergeur d'imageHebergeur d'image

Campanula alpestrisHebergeur d'imageHebergeur d'imageHebergeur d'image

Dryas octopetalaHebergeur d'imageHebergeur d'image

Globularia cordifoliaHebergeur d'image

Gentiana vernaHebergeur d'imageHebergeur d'image

Myosotis alpestrisHebergeur d'image

Draba aizoidesHebergeur d'image

Gentiana acaulis (?)Hebergeur d'imageHebergeur d'image

Gymnadenia nigraHebergeur d'image

Homogyne alpinaHebergeur d'image

Plusieurs fleurs dans une prairie pâturée Hebergeur d'image

Viola calcarataHebergeur d'imageHebergeur d'image

Primula farinosaHebergeur d'image

 

D’autres articles sont en cours de rédaction, notamment sur des Pinguicula observées in situ et les plantes carnivores de la collection !

 

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Retour sur les sites naturelles des Pinguicula vulgaris à 7 pétales

Il y a environ un an, je m’étais rendu sur deux sites que je connais afin d’y vérifier le bon développement de deux petites et fragiles populations de Pinguicula vulgaris f bicolor. J’ai été particulièrement surpris lorsque j’ai vu que la majorité des fleurs des deux populations étaient mutées et ne comportaient non pas 5 mais 7 pétales ! Nous en avions parlé ici :
https://phagophytos.com/2015/07/22/deux-etranges-populations-de-pinguicula-vulgaris-f-bicolor-a-7-petales/
Cette année, j’ai choisi de compter exactement toutes les fleurs (mutées ou non) présentes dans les deux populations afin d’avoir des chiffres à l’appuie.
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Dés mon arrivée, je remarque qu’il y a moins de fleurs mutées que l’année passée. Je choisi de classer les fleurs dans deux grandes catégories : normales (5 pétales) et mutées (6, 7, 8 ou + pétales). Voici par exemple deux fleurs mutées.

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Et des fleurs normales.

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Les résultats sont présentées dans le tableau ci-dessous.

Population normale 6 pétales 7 pétales 8 ou + pétales totale mutées

1

19 8 5 2 15

2

17 3 1  0 4

Nous voyons que dans la première population nous retrouvons toujours une forte proportion de fleurs mutées alors que cela semble être un événement plus rare dans la seconde. Nous avions émis l’hypothèse que cette mutation puisse être génétique, aux vues des résultats de cette année, je dirais qu’elle est très probablement due à l’environnement.

En effet, même si dans la première population nous avons environ autant de fleurs mutées que de normales, nous pouvons voir que plus la mutation est importante (c’est-à-dire plus le nombre de pétales en trop est grand) moins elle est fréquente. Si nous avions eu une différence génétique, la distribution de la mutation serait centrée sur 7 pétales, or ici il semble que l’apparition d’un pétale supplémentaire arrive environ 1 fois sur 2, 2 pétales supplémentaires 1 fois sur 4 et ainsi de suite.

Néanmoins, la petite taille de la population et les données que nous avons ne permettent pas de tirer de conclusions quant à l’origine de la variabilité de la fleur (température, humidité, sol, hasard ?). Il serait intéressant de relever par exemple des mesures de pH et de la température au moment de la formation des fleurs dans les deux sites.

Affaire à suivre donc….

 

Pour terminer, quelques photos de Pinguicula vulgaris, aussi rencontrée in-situ.
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Pinguicula alpina et orchidées in-situe

Dans le cadre d’une sortie avec l’Association de Botanique Chambérienne organisée fin Mai, nous avons pu observer de nombreuses orchidées terrestres autours de la région de Chambéry, en Savoie. En chemin, nous avons aussi rencontré un petit spot à Pinguicula alpina ! Leur forme était assez différente de celles que j’ai l’habitude de voir en haute altitude autours de 1800-2000m. Celle-ci étaient plus grandes, plus vertes et poussaient à l’ombre… Voici les photos.

 

Pinguicula alpina
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Gentiana angustifolia, pas une orchidée, mais relativement sympa quand même.
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Orchis anthropophora
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Ophrys fuciflora
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Ophrys insectifera
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Ophrys araneola
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Orchis militaris
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Orchis purpurea
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Nous avons enfin fini par trouver le rare Cypripedium calceolus, autrement appelé le Sabot de Vénus !
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Deux étranges populations de Pinguicula vulgaris f bicolor à 7 pétales

Depuis une dizaine d’année maintenant, j’étudie une fragile population de Pinguicula vulgaris f bicolor (identification incertaine et non officielle) située au bord d’un petit chemin de montagne régulièrement enseveli sous la boue lors d’éboulement à cause de la fonte des neiges ou lorsque les riverains, chaque printemps, refont la route au bulldozer. Etant donné la précarité et la diminution de cette population d’année en année, j’avais décidé de déplacer quelques individus afin de la sauver (ce que je n’ai du coup pas fait …).

Cette fois, lors de ma visite annuelle, j’aperçois qu’un très grand nombre de fleurs avaient non pas 5 pétales comme toutes les grassettes du genre Pinguicula, mais 7 ! Ce genre de malformation apparaît de temps en temps sur des individus isolés mais ici, le pourcentage de fleurs mutées dépassait les 75% sur la trentaine de fleurs observées. Ce qui est intéressant c’est que les fleurs sont parfaitement fonctionnelles et peuvent fabriquer des graines, elles ne possèdent qu’un seul éperon, deux pétales supérieurs et 5 inférieures, elles ne proviennent donc probablement pas d’une « fusion » de deux fleurs comme on peut exceptionnellement l’observer sur des pièges de dionées ou de Sarracenia. Je crois me souvenir que j’avais déjà remarqué les années précédentes un ou deux individus éparses qui possédaient des fleurs mutées mais rien ne m’avait alarmé.

 

Voici quelques photos :

La fleur
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Les fleurs de différents individus, tous mutés.
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J’ai pris beaucoup de photos des fleurs et des feuilles sous tous les angles et avec une échelle (que je ne publierai pas ici). Les plantes ont une taille relativement normale, elles sont néanmoins plus larges que les Pinguicula alpina et Pinguicula vulgaris dont on avait parlé ici https://phagophytos.wordpress.com/2015/07/03/pinguicula-alpina-vulgaris-in-situ/
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Ici nous pouvons voir que la malformation n’est pas une fusion de deux fleurs, mais elle ressemblerait plutôt à un dédoublement des deux pétales inférieurs du bord de la fleurs (mais qui n’affecterait pas le pétale central) ou alors un triplement du pétale central qui n’affecterait pas les deux autres.
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Cette population se situe en sous bois, les plantes ne poussent pas dans un milieu particulièrement humide, ou près d’un ruisseau ou d’une source mais la terre doit probablement rester plutôt humide toute l’année. Les plantes ne reçoivent jamais de soleil direct et les températures sont donc fraîches toute la journée. Comme je l’ai dit précédemment, cette zone d’environ 2m² accueillant la trentaine d’individus de cette population est très perturbée tous les ans à la même époque et il arrive régulièrement que les plantes ne puissent pas ou peu fleurir certaines années à cause de ces perturbations (notamment l’an passé).

Je pensais tout d’abord que cette mutation était propre à cette population qui pour une raison inconnue avait « buggué » cette année. Mais lors d’une randonnée en montagne, je suis tombé, pour la première fois en 10 ans, sur une seconde population de cette grassette bicolor blanche et bleue, dans un meilleur état et avec beaucoup plus d’individus…. Dont plus de la moitié avaient aussi des fleurs mutées !

 

Milieu naturelle de la seconde population. Les plantes croissent dans un substrat bien plus humide à proximité d’un petit canal et sont bien plus exposées à la lumière solaire.
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Les plantes étaient en meilleure forme dans ce milieu mais avaient en moyenne la même taille.
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Les détails de la fleur à sept pétales :
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Comparaison avec un individu aux fleurs normales. La taille, les proportions et la coloration des fleurs sont globalement similaires, même si les fleurs mutées sont évidemment plus larges à la base à cause de l’insertion des deux pétales.
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Ces deux populations mutantes sont assez éloignées et ne sont pas reliées par un ruisseau ou un chemin. Cela pose un certain nombre de question :
– Est-ce une mutation fréquente chez cette espèce ?
– Pourquoi les deux seules populations rencontrées dans cette région sont mutées alors qu’elle ne poussent pas dans un environnement similaire ?
– Est-ce que cela apporte un bénéfice à la plante ou non ?
– Pourquoi cette mutation a explosée cette année ? Comme je l’ai dit, je suis la première population depuis plus de 10ans et je n’ai vu que très rarement (peut être une ou deux fois) des fleurs mutées, ce qui est « statistiquement » normal. Peut être que la seconde population avait cette mutation depuis longtemps et qu’elle s’est dispersée exactement à l’endroit de la première mais pas ailleurs ? Peu probable….
– Est-ce reproductible par graine, ce qui signifierait que la mutation est génétique et non influencée par l’environnement ? Les individus mutés avaient en effet TOUTES les fleurs mutées, pas seulement certaines, et les individus normaux n’avaient QUE des fleurs normales…

 

Beaucoup de question et peu de réponses ! Si vous avez des idées ou des remarques à propos de ces plantes, n’hésitez pas à m’envoyer un mail ici : arthur.sanguet@gmail.com.

Je vais étudier plus en détail les différences entre les fleurs mutées et les normales et tenter de retourner sur place durant le mois d’Août afin de récupérer des graines…

En attendant, enjoy !

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Pinguicula alpina et vulgaris in-situ

Voici quelques photos de plantes carnivores rencontrées dans le parc de la Vanoise en Savoie (73). Ces premières Pinguicula alpina poussent à 2200m d’altitude sur des pentes sablonneuses peu humides contrairement aux autres populations connues de la région qui poussent généralement en bord de ruisseaux. Elles se situent en plein soleil et cela explique leur magnifique couleur rouge… Je n’ai malheureusement pas trouvé beaucoup de fleurs car la saison est déjà très avancée.

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Le milieu naturel :

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Un écosystème plus classique pour la croissance de Pinguicula vulgaris, au bord d’un ruisseau avec des herbes hautes.

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Une gousse de graines…
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Très bientôt, des photos d’une étrange population de Pinguicula vulgaris f bicolor à 7 pétales et d’autres plantes alpines…

 

Enjoy !