Archives pour la catégorie Nouveautés

Hybrides personnels sélectionnés en photos !

Bonjour à toutes et tous,

Pour compléter l’article photo précédent, voici maintenant une série de clichés uniquement de nouveaux hybrides personnels sélectionnés. Ils ont 4 ans ou plus et donc leurs caractéristiques commencent à se préciser… Lesquels préférez-vous ?!

HNP2015B – Sarracenia leucophylla « giant » x flava « maxima ». Peu de variations dans les descendants de cette hybridation, ce qui est normale lorsque l’on hybride deux espèces pures. Certains individus ont en revanche une belle forme, une ouverture assez large, une taille déjà conséquente comparée aux plantules du même âge, et des ocelles blanches bien marquées. Je sélectionnerai probablement deux ou trois clones et vendrai les autres.
HNP2015B – même hybridation mais celui là montre des couleurs un peu plus vives.
HP2013A – Sarracenia « Amphibien » x « Eva » – CLONE 1 – J’ai gardé 3 clones de cette hybridation qui m’a un peu déçu car je pensais avoir plus d’ocelles blanches dans la descendance. Finalement, les descendants ressemblaient beaucoup à « Amphibien » avec une forme globale un peu différente et quelques ocelles rares. J’aime cet individu car le péristome des pièges est toujours déformé ou en forme de vague, d’où sa sélection.
HP2013ASarracenia « Amphibien » x « Eva » – CLONE 1
HP2013ASarracenia « Amphibien » x « Eva » – CLONE 1
HP2013ASarracenia « Amphibien » x « Eva » – CLONE 1
HP2015#1 – Sarracenia « Adye » x « Bella » – CLONE 1 – C’est pour le moment le seul clone sélectionné de cette hybridation qui n’a donné que peu de descendants. Cette plante est vigoureuse, bien colorée toute l’année et montre quelques ocelles blanches.
HP2015#1 – Sarracenia « Adye » x « Bella » – CLONE 1
HP2015#1 – Sarracenia « Adye » x « Bella » – CLONE 1
HP2015#1 – Sarracenia « Adye » x « Bella » – CLONE 1
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 1 – Ce clone ressemble énormément à « Rubis rare », mais j’aime beaucoup le dégradé de couleur rouge lorsque les pièges sont jeunes. Ils deviendront ensuite très noirs. On peut deviner quelques ocelles blanches mais presque rien, je suis assez étonné que ce caractère n’ait presque pas été transmis à la descendance.
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 1
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 1
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 1
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 1
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 1
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 1
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 2 – Je ne suis pas certain de la parenté de ce clone (il était noté « Adye » x « Bella ») mais je pense finalement, après réflexion, qu’il s’agit bel et bien du même hybride que la plante du dessus. Il a en effet une croissance très importante en automne ce qui est peu caractéristique de « Adye » et produit des pièges vraiment très imposants. Ces photos présentent les pièges du printemps et de l’été mais les pièges d’automne qui se forment actuellement sont clairement plus gros à l’ouverture et bien plus grand. C’est probablement un des clones les plus intéressants de toutes les hybridations que j’ai faites en 2015.
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 2
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 2
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 2
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 2
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 2
HP2015#3 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – CLONE 2
HNP2015#4 – Sarracenia « HNI12 » x leucophylla (L05 – green giant). Les plantules de cette hybridation sont assez similaires mais cet individu est clairement le plus grand et le plus vigoureux de tous et c’est pour cela que je l’ai sélectionné. C’est aujourd’hui la plante la plus haute de mes hybridations de 2015 (après les x moorei présentés en premier)
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 1 – Cette hybridation m’a donné des résultats extraordinaires et lorsque j’aurai plus de temps et de place, je la referai probablement. Beaucoup de plantules ont des veines inversées comme les trois clones qui suivent (mais pas toutes), mais ces trois clones là sortent vraiment du lot en terme de coloration, les autres étant plus ternes. Ce clone là est le plus coloré de tous et garde ses veines inversées jusqu’à la fin de l’année alors que les pièges se colorent de plus en plus de rouge sombre. Étrangement, les pièges d’automne sont moins colorés mais montrent quand même des veines inversées.
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 1
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 1
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 1
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 1
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 1
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 2 – Ce second clone ressemble beaucoup au premier dans la forme des pièges mais celui-ci possède plusieurs avantages : des ocelles blanches sont bien visibles, on a un dégradé de couleur au niveau du dessus de l’opercule à mesure que l’on se rapproche du bord, le dessous de l’opercule est blanc et vert, la gorge est rouge mais avec des veines inversées, la plante est plus vigoureuse et, enfin, les pièges de printemps et d’automne sont quasiment identiques. C’est le clone avec le plus de potentiels aujourd’hui.
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 2
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 2
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 2
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 2
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 2
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 2
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 2
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 3 – Ce dernier clone de cette hybridation est le premier que j’avais remarqué. Il a une forme relativement différente des deux premiers et une aile plus développée, surtout à l’automne. Ce clone a des veines inversées vraiment sur toute la longueur du piège, contrairement aux deux autres pour lesquelles elles sont localisées sur l’operculé ainsi qu’à l’entrée du piège. Cette année, ce clone n’a pas fait de pièges très caractéristiques car il a utilisé beaucoup d’énergie pour fleurir.
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 3
HP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – CLONE 3
HP2015#9 – Sarracenia (x moorei – H12A – Green and White) x (x mitcheliana) – CLONE 1 – Le seul clone de cette hybridation pour le moment sélectionné. Il sort clairement du lot avec des pièges très grands et assez imposants, un opercule bien blanc et une coloration verte qui tend vers le jaune quand les pièges vieillissent. La plante est extrêmement vigoureuse !
HP2015#9 – Sarracenia (x moorei – H12A – Green and White) x (x mitcheliana) – CLONE 1
HP2015#9 – Sarracenia (x moorei – H12A – Green and White) x (x mitcheliana) – CLONE 1
HP2015#9 – Sarracenia (x moorei – H12A – Green and White) x (x mitcheliana) – CLONE 1

Il y aura probablement un ou deux derniers articles photos avant la fin de la saison qui approche dangereusement….

Enjoy !

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Quelques carnivores d’automne

Bonjour à toutes et tous,

Voici une petite série de photos de quelques plantes qui portent bien depuis la reprise de la croissance automnale, favorisée par des températures clémentes. Cet article photo sera suivi d’un second article avec un focus sur les hybrides personnels dont certains commencent sérieusement à se démarquer des autres !

Drosera capensis « red »
FRT04 – Sarracenia flava var rubricorpora – Sumatra
H48 – Sarracenia x redherii – yeloow flower (ou x miniata ?)
H49 – Sarracenia x « Bella »
H62 – Sarracenia (leucophylla L14PW x L4MK) x ( x moorei Wilkerson White Knight)
L19 – Sarracenia leucophylla – very white top, yellow flower_Citronelle Alabama 
L21 – Sarracnia leucophylla “heterophylla” x L57 MK 
Sarracenia « Guirlande » qui lance sa traditionnelle superbe poussée de croissance automnale. Il sera au maximum de son potentiel en Décembre.
Sarracenia « Guirlande »
Sarracenia « Guirlande »
Sarracenia « Guirlande »
Sarracenia « Rubis rare », lui aussi plutôt sexy en fin de saison
Sarracenia « Rubis rare »
Sarracenia « Rubis rare »
Sarracenia « Rubis rare »
Utricularia inconnue
Utricularia reniformis qui n’a jamais fleuri chez moi depuis que je l’ai, c’est-à-dire 5 ans. Cette année en revanche, c’est un festival de fleurs !
Utricularia reniformis

Enjoy !

Les grands défis pour lutter contre le changement climatique – Le manifeste des scientifiques

Il y a quelques semaines, j’ai reçu dans ma boite mail professionnelle une incitation à signer une énième lettre scientifique souhaitant alerter sur l’état actuel des écosystèmes. Avec le site Internet recueillant les signatures des scientifiques, un bref article de 3 pages (en anglais) était mentionné résumant un peu la situation actuelle et rappelant quelques chiffres clés que nous commençons à connaître. Ce qui est intéressant et que je vais plutôt vous présenter ici, ce sont les potentielles solutions proposées, du moins, les grands axes à travailler pour lutter contre le changement climatique, mais pas uniquement.

Voici l’article en question pour les curieu-ses-x, il n’est pas encore officiellement publié, d’où les quelques « xxx » présents par-ci par-là : http://scientistswarning.forestry.oregonstate.edu/sites/sw/files/climate%20emergency%20Ripple%20et%20al%20%208-6-19.pdf.

A l’heure où j’écris cet article, il y a environ 8200 signataires de la lettre. Pour signer ou avoir plus d’informations, c’est par ici : http://scientistswarning.forestry.oregonstate.edu/

Avant tout, petit rappel de la situation

Nous parlons beaucoup du réchauffement climatique dans les médias, et tant mieux, même si ce qui est raconté n’est pas toujours exact. En effet, on confond encore beaucoup la météo et le climat : ce n’est pas parce qu’il fait froid à un endroit donné que le climat de la planète entière se refroidit, et inversement. Par exemple, nous avons eu en France un printemps plutôt froid, pourtant, à l’échelle de la planète, il a fait plus chaud que d’habitude comme le montre l’image ci-dessous : on voit qu’il a fait plus froid que d’habitude en Europe (carrés bleus clairs) alors qu’en moyenne, dans le reste du monde, on voit largement une dominance de carrés rouges (plus chaud que la normal) voire rouges foncés (records absolus de chaleur).

Source : NOAA https://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/201905

En fait, il vaut mieux parler de changement climatique plutôt que de réchauffement climatique car même si la température moyenne de la surface de la Terre (qui représente la partie émergée de l’iceberg, mesurable) a tendance à augmenter, il n’est pas dit que certaines régions ne se refroidissent pas. Par exemple, certains prétendent que le réchauffement des océans pourrait modifier les courants océaniques ce qui pourrait plonger l’Europe dans un climat bien plus froid qu’il ne l’est actuellement. En effet, Montréal est environ à la même latitude que Chambéry, ou Bordeaux, et il fait pourtant bien plus chauds chez nous qu’au Québec, c’est entre-autre grâce aux courant océaniques chauds qui remontent en Europe. Enfin, nous savons aussi (n’en déplaisent aux climato-sceptiques et autres complotistes en manque de plot twist) que l’activité humaine est responsable de ce changement brusque, notamment à cause des émissions de gaz à effet de serre (voir figure ci-dessous).

Les différents gaz à effet de serre et leur concentration dans l’atmosphère. Source : NOAA https://www.esrl.noaa.gov/gmd/aggi/aggi.fig2.png

Malheureusement, ce n’est pas l’unique problème auquel fait face la biosphère. En effet, nous sommes à l’origine de tout un tas d’autres impacts sur l’environnement dont certains ont été quantifiés par Steffen et son équipe en 2015 comme vous le voyez sur l’image ci-dessous issue de son article.

Steffen et al. 2015. Planetary Boundaries: Guiding human development on a changing planet. Science Vol. 347 no. 6223

Nous voyons ici plusieurs limites au-delà desquelles les cycles naturels et la biosphère seront altérés sans aucun possible retour en arrière. Lorsque la couleur est verte, il est encore possible d’inverser la tendance, en orange, on ne sait pas bien, et en orange foncé, il y a peu voire pas du tout de chances de pouvoir faire demie tour. Bon, il faut noter que plusieurs éléments n’ont pas encore été calculé pour l’ensemble du globe, et que l’étude commence doucement à dater, nous devrions aujourd’hui être un peu pire dans tous les domaines.

Néanmoins, vous pouvez remarquer que le changement climatique n’est a priori pas le pire problème auquel nous devons faire face : l’intégrité de la biosphère (qui inclue en gros le fonctionnement normal des écosystèmes et la biodiversité), les cycles des nutriments utilisés principalement en agriculture (surtout l’azote N et le phosphore P), ou bien la destruction et/ou le changement d’utilisation des terres naturels, semblent être des problématiques encore plus graves, comme quoi !

Focalisons-nous encore un peu sur le changement climatique, même si, vous le verrez, il paraît peu probable de réussir à contrer les effets du changement climatique sans profondément mettre en place des solutions pour tous les autres problèmes car leur cause est la même : notre mode de vie.

Voici quelques figures issues de cet article résumant les différents indices mesurés par plusieurs équipes de scientifiques à travers le monde et compilés par les auteurs

Rapidement, que voyons-nous ? La population humaine augmente (a) mais la fertilité baisse (beaucoup, b), le nombre de bêtes destinées à la consommation de viande augmente (c, d), la croissance se porte bien (e), la déforestation augmente extrêmement rapidement (f), la disparition de la forêt amazonienne qui avait tendance à baisser repart à la hausse depuis Bolsonaro (g), les consommations d’énergie augmentent (h), tout comme le trafique aérien (i) ou le CO2 (k); bref, je ne vais pas m’attarder sur les courbes représentant l’économie du carbone que je ne comprends pas bien et dont l’intérêt profond m’échappe.

Un autre tableau cette fois plus axé sur les impacts et mesures du changement climatique en passant par la température, la fonte des glaciers, l’acidification des océans, les événements climatiques extrêmes etc. La prochaine fois que vous voyez un climato-sceptique, vous avez au moins de quoi lui fournir des données 🙂

Bon, de toutes manières, si vous lisez cet article, vous savez probablement ce qu’il se passe, en gros. Les auteurs précisent quand même que tous ces changements semblent apparaître plus rapidement que l’on ne le pensait jusqu’à présent et même certaines prévisions de l’IPCC (du GIEC en français) se sont avérées en deçà des mesures des années suivantes. Les auteurs suggèrent donc 6 défis qu’il nous faut réussir si nous souhaitons endiguer le changement climatique et limiter les dégâts sur l’environnement. Je vais détailler un peu ces 6 grands axes en les précisant un peu plus qu’ils ne le sont dans l’article. Attention, il est très TRÈS idéaliste de penser que nous pouvons complètement inverser la tendance, le mal est déjà fait et l’idée est simplement d’éviter que ce soit pire. Les espèces disparues ne reviendront jamais peupler la Terre, les habitats détruits ou pollués ne pourront pas revenir à un état stable et diversifié dans un futur plus ou moins proche, la température va continuer de monter même si nous stoppons complètement les émissions de carbone à cause des « rétroactions positives » etc. Ce dernier terme barbare est très important pour comprendre le réchauffement climatique et désigne en fait l’emballement des systèmes. Par exemple, plus il fait chaud, plus les glaciers fondent, donc plus la surface des terres et des océans chauffent (effet d’albédo : une surface sombre chauffe alors qu’une surface claire comme les glaciers non), donc plus il fait chaud, donc plus les glaciers fondent etc. Plus il fait chaud, plus il fait chaud, en gros.

Les 6 challenges de l’humanité

Premier défi : l’énergie

Je ne vais pas m’attarder sur ce point car je ne le maîtrise pas bien, mais les auteurs signalent qu’il faut impérativement sortir des énergies fossiles (évidemment polluantes) pour mettre en place plus d’énergies « propres » que vous connaissez bien (éolien, hydroélectrique, même le nucléaire). Les auteurs précisent aussi que les pays riches et développés devraient financer et aider les pays plus pauvres qui dépendent encore plus des énergies fossiles.

Cela paraît tout de même utopique. Autant il serait vraisemblable de pouvoir créer de l’énergie « propre » pour une utilisation domestique de l’électricité (et encore !), autant il me paraît plus difficile à imaginer tous les transports aériens ou navals passer à l’électrique, énergie qui est difficile à produire et à conserver. De plus, il ne faut pas croire que les énergies « propres » le sont totalement et certains métaux utilisés dans les batteries électriques (Lithium par exemple) sont rares, non renouvelables et loin d’être recyclables à 100%. Enfin, il est souvent reproché aux énergies propres de dépendre des énergies fossiles pour concevoir leurs pièces détachés, à tord ou à raison car il est pour le moment difficile de concevoir quoi que ce soit sans consommer des énergies fossiles polluantes. Dans l’immédiat, la seule solution plausible reste d’utiliser moins d’énergie, de l’économiser, voire de taxer le carbone là où il est le plus émis (ou de proposer des alternatives !).

Deuxième défi : les polluants à courte durée de vie

Il s’agit là de limiter drastiquement les polluants qui ont une durée de vie courte afin de rapidement réduire le réchauffement climatique. Par exemple, les gaz cités dans l’étude sont le méthane, principalement rejeté par les animaux d’élevage et le protoxyde d’azote, rejeté par les engrais chimiques.

Et oui, les végans et végétariens ont raison, qu’on le veuille ou non. La consommation de viande industrielle est terrible pour l’environnement, pas géniale pour la santé et très discutable éthiquement (notamment si on pense aux conditions de vie des animaux) ! Mais concentrons-nous ici sur l’environnement et plus particulièrement sur l’agriculture, principalement responsable de l’émission de deux des plus importants gaz à effet de serre : le méthane (CH4) et le Protoxyde d’azote (N2O, et ce n’est pas drôle). Le méthane est quasiment exclusivement émis par les animaux d’élevage et possède un pouvoir d’effet de serre bien plus grand que le CO2 (environ 25 fois plus grand). De même, le protoxyde d’azote (Nitrous Oxide), qui possède un pouvoir chauffant 300 fois plus fort que le CO2, est émis par l’épandage d’engrais chimiques pour les cultures. Ces deux derniers gaz, présents en relative faible quantité dans l’atmosphère, ont pourtant un impact très fort sur le réchauffement climatique. En effet, alors qu’il y a environ 400 ppm (particules par million) de CO2 dans l’atmosphère, nous trouvons aussi 1.8 ppm de méthane et 0.330 de N2O. Grâce à un rapide et très simple calcul de maths, nous trouvons que le CO2 est donc responsable de 73% du réchauffement climatique, le N2O de 18% et le méthane de 8.5% (environ) (données = https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_%C3%A0_effet_de_serre et https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/#global )

Pour autant (et heureusement) le méthane et le N2O ont une durée de vie plutôt courte et sont généralement absorbés au bout d’une dizaine d’année pour le méthane et une centaine d’année pour le N2O. Le CO2 lui peut mettre plusieurs centaines, voire milliers d’année avant d’être absorbé, durée durant laquelle il continuera de chauffer l’atmosphère même si nous stoppons nette les émissions. Donc, si nous limitons drastiquement la consommation de viande industrielle (j’insiste sur le mot « industrielle ») et que nous arrêtons tous les engrais chimiques en agriculture, nous pourrions diminuer en quelques décennies le réchauffement d’environ 25% (environ 8% en 10-15 ans et le reste progressivement en une centaine d’année).

Cependant, comme vous le voyez dans le graphique ci-dessous, les émissions de CO2 sont actuellement énormes alors que c’est le gaz qui restera le plus longtemps dans l’atmosphère…

Source : IPCC 2014 https://www.ipcc.ch/report/ar5/wg3

Troisième défi : la nourriture

Je vous l’avais dit, toutes ces problématiques sont entremêlées et inter-dépendantes. Ici, les auteurs rappellent qu’une consommation moins importante de viande permettrait de réduire la quantité de bêtes en captivité et donc de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et notamment le méthane comme expliqué juste au-dessus.

Selon la FAO, environ 75% des terres agricoles servent soit à faire paître les animaux, soit à cultiver de la nourriture pour nourrir ces mêmes animaux, qui sont responsables d’environ 15% des émissions de gaz à effet de serre (voir figure ci-dessus et figure ci-dessous). Vous voyez le tableau ? Cela signifie que seul un quart des terres agricoles produisent de la nourriture directement pour les humains. Alors bien sûr, il est possible de tordre un peu les chiffres dans tous les sens, il n’en est pas moins que l’effet des animaux destinés à la consommation sur l’environnement et le réchauffement est grand, et qu’il y a encore potentiellement de la place pour cultiver de la nourriture pour l’homme, même si la population continue d’augmenter.

source : https://ourworldindata.org/uploads/2013/11/Land-use-graphic-01.png

Avec la réduction des surfaces destinées au pâturage et de celles destinées à cultiver de la nourriture pour les animaux, nous pourrions donc augmenter la production de nourriture pour nous-même et renaturaliser des zones pour satisfaire le quatrième défi (sauver la biodiversité) et piéger le carbone atmosphérique. J’ajouterai quand même que nous gaspillons environ 1/3 de la nourriture produite, cela signifie qu’avec notre seule production actuelle, nous pourrions nourrir environ 10 milliards d’êtres humains si le gaspillage était nul. Si nous augmentons les surfaces de production pour nous-même (sans déforester, du coup) et que nous arrêtons le gaspillage, il y a ainsi la possibilité d’améliorer nos méthodes de production, d’accepter les pertes, ne pas baser toute l’agriculture sur le rendement et donc arrêter les intrants (engrais, pesticides) qui sont un désastre pour la biodiversité et qui participent directement aux émissions de N2O comme expliqué au point précédent. Il faut drastiquement changer le système agricole mondial, relocaliser la production et diversifier les cultures tout en laissant des zones plus ou moins naturelles afin d’améliorer la connectivité entre les habitats et servir de refuges pour la biodiversité.

Revoir ce système agricole est un défi immense mais les résultats sont plus qu’encourageants : baisse de 25% des émissions de gaz à effet de serre en quelques décennies (méthane, N2O), réduction du CO2 utilisé dans les transports de nourriture en mangeant local, réduction de la pollution aux plastiques car des fruits et légumes achetés chez le producteur n’ont pas besoin de protection plastique, support à la biodiversité en laissant des zones naturelles, en supprimant les intrants etc.

Quatrième défi : sauver la biodiversité

Il fallait bien en parler à un moment. Sans entrer dans les problèmes liés à la perte de la biodiversité qui ont déjà été largement développés dans la série de 3 articles « définition, menaces et protection de la biodiversité » (partie 1 : l’effondrement de la biodiversité ; partie 2 : les changements globaux et la biodiversité ; partie 3 : protéger la biodiversité au mieux), il est vrai que les plantes consomment du CO2 pour leur croissance. Donc, planter des arbres et restaurer des habitats naturels permettent directement de piéger du carbone. Néanmoins, quelques explications et précisions sont de mises.

Il y a quelques semaines, un (nouvel) article un peu sensationnel a fait le buzz dans les journaux et sur le net. Les collègues de l’université de Zurich ont publié un article appelé « The global tree restoration potential » où ils proposent de planter 500 milliards d’arbres supplémentaires, ce qui permettrait de palier à environ 25% du carbone présent dans l’atmosphère. Cette solution est extrêmement sexy et semble presque facile mais… Il y a plusieurs limitations. Tout d’abord, nous l’avons déjà vu dans un autre article publié récemment, des plantations d’arbres destinées à la consommation ne servent strictement à rien. Lorsque les arbres meurent et sont dégradés ou sont brûlés, le carbone qu’ils ont absorbé pour pousser est relâché dans l’atmosphère. Il faut donc des arbres vivants et en croissance pour stocker le carbone. Il faudrait donc laisser les forêts repousser naturellement ou reforester de manière intelligente pour ne pas condamner la biodiversité locale. Malheureusement, les plans de reforestations sont coûteux et souvent difficiles à mettre en place car les habitats sont tellement dégradés, que la forêt n’arrive plus naturellement à repousser. Enfin, et les auteurs le signalent, le changement climatique pourrait rendre certaines zones simplement inhabitables par les forêts, malgré tous les efforts du monde, car le climat n’est plus favorable à ce type de milieux.

Critiquer est facile mais ce défi est plus important qu’il n’y paraît car il permettrait de résoudre quasiment tous les problèmes environnementaux que nous avons vu au début de l’article. Si la renaturalisation des milieux est faite correctement (et c’est un grand « si »), cela permettrait de réduire les changements climatiques, d’aider la biodiversité, de relancer un minimum les cycles des nutriments et de restaurer des espaces dégradés. Ces 4 sujets représentent les plus gros problèmes auxquels la planète fait face. Plutôt que de planter des forêts à l’autre bout du monde pour cela, il vaut mieux remettre un peu de nature partout : dans les villes, les jardins, les champs etc. Nous parlons beaucoup des forêts mais les océans piègent la majeure partie du carbone (jusqu’à 80% sur le long terme) et il faut aussi s’assurer du bon fonctionnement de ses écosystèmes et limiter la pollution et la surpêche. Sur la terre, les zones humides piègent énormément de carbones et possèdent une biodiversité exceptionnelles, elles ont pourtant réduites de près 90% dans certains pays d’Europe au cours des derniers siècles…

Les forêts tropicales abritent une biodiversité exceptionnelle mais sont aujourd’hui la proie de la déforestation massive pour créer de nouvelles zones agricoles…. Principalement pour nourrir les bovins que nous mangerons par la suite.

Cinquième défi : l’économie

C’est un peu le nerf de la guerre. Les auteurs signalent que notre société et notre économie est basée sur la croissance, qui elle même est basée sur l’extraction de denrées, matériaux en tout genre et la surexploitation des ressources. Les objectifs ne devraient pas être calqués sur l’argent mais plutôt sur le bien être humain, environnemental et sur la réduction des inégalités.

Cela paraît très utopique mais pour autant ce n’est pas insensé. Le modèle économique actuel atteint ses limites et n’est plus aussi pertinent qu’il y a 50 ans. Malheureusement, la croissance est directement indexé sur le cours du pétrole et créer une économie indépendante des énergies fossiles semble pour le moment plutôt compliqué à imaginer. Néanmoins, abaisser son niveau de consommation est un excellent moyen pour lutter, à son échelle, contre ce problème !

Sixième défi : la population

Les auteurs finissent par ce défi, par ailleurs légèrement tendancieux mais nous y reviendrons, qu’est la stabilisation de la population mondiale. Ils rappellent qu’actuellement, la population d’humain augmente d’environ 200 000 nouvelles têtes par jour, soit 80 millions de personnes par an, environ. Limiter la population, c’est limiter la consommation de millions d’individus et donc limiter les émissions de gaz à effet de serre et les impacts sur la biodiversité.

Oui… et non. C’est vrai, mais un peu trop facile à mon sens car ce sont les pays les plus pauvres qui ont la plus grande natalité et c’est un peu dédouaner les pays riches et industrialisés que de rejeter la faute du réchauffement climatique sur la surpopulation uniquement. De plus, il est un peu trop simple de se dire que nous pourrions être 3 fois moins nombreux et continuer notre style de vie actuelle en polluant et en détruisant la biodiversité. Ce qu’il faut changer, c’est notre mode de vie dans sa globalité et non compter sur une baisse de la population.

De toutes manières, la baisse de la natalité va prendre du temps, il faut des connaissances, des infrastructures, de l’éducation etc. Nous ne pouvons de pas attendre trois ou quatre génération pour commencer à régler le problème du changement climatique. Enfin, si vous regardez les tableaux avec les courbes présentées plus haut, vous verrez que la fécondité moyenne est très basse et tend à baisser jusqu’à stabiliser la population mondiale dans quelques décennies.

En conclusion

C’était un long article ! Mais j’imagine qu’après avoir lu tout cela, vous vous rendez compte que les solutions existent, nous les connaissons, il suffit de les appliquer. Il est assez difficile de représenter clairement les problèmes auxquels nous faisons face car ils sont tous liés et il est un peu stupide, voire utopique, d’essayer de n’en traiter qu’un, ou deux, en espérant que tout va se calmer naturellement. Je trouve que la manière dont les auteurs ont présenté les différents défis est intéressante car en développant un tout petit peu, on peut voir tous les liens qui existent entre le changement climatique, la catastrophe écologique et nos modes de vie. Alors certes, certains pourront penser que le réchauffement climatique est trop médiatisé par rapport à d’autres urgences environnementales, mais cela peut aussi permettre à des personnes de s’intéresser à ces sujets.

Il est certain que la majorité des gros changements sociétaux que nous devons entreprendre concernent avant tout des décisions politiques, qui seront parfois restrictives voire impopulaires pour les particuliers ou les entreprises (taxer le carbone là où il est le plus émis ou créer des alternatives, limiter les importations de fruits et légumes hors saison, se priver de certains buisness, taxer les produits industriels venant de loin et au contraire subventionner les produits locaux etc.). Individuellement, cela signifie se priver d’un certain confort auquel nous avons été un peu trop habitué.

Il y a aussi tout un tas d’actions que l’on peut faire individuellement, pour aider et aller dans la bonne direction, parmi elles : manger moins de viande et exclusivement locale, faire attention à ce que l’on achète en général, revoir sa consommation et son mode de vie (voyages, téléphones, électricité etc.), arrêter le gaspillage alimentaire ou énergétique, réduire sa production de déchets (sachets plastiques, déchets compostables), et parler de tout cela à vos proches et à votre entourage ! Mais cela fera l’objet d’un prochain article sur le site …

N’oubliez pas de transférer la lettre aux chercheurs et étudiants de votre entourage et de la signer =)

Désolé pour le petit pavé et enjoy !

Sortie Dionée AuRA : Drosera et Pinguicula in situ

Bonjour à toutes et tous,

Il y a de ça quelques mois, nous avons fait une sortie terrain en Savoie (73) avec l’antenne AuRA de Dionée (Auvergne Rhône-Alpes) afin d’admirer les plantes carnivores locales dans leur milieu naturel en tourbière. Voici une petite collection des espèces rencontrées.

Pinguicula vulgaris
Drosera rotundifolia
Drosera x obovata, un hybride naturel entre Drosera longifolia et Drosera rotundifolia localement très abondant ! Ce qui est étrange car nous n’avons pas observé Drosera longifolia…

Si vous souhaitez participer à ce genre d’activités, n’hésitez pas à contacter cette adresse mail pour adhérer à l’association, ou visiter le site Internet de Dionée :

rhone_alpes@dionee.org

Enjoy !

Mix photos des plantes carnivores (Mai-Juin)

Comme dit dans l’article précédent présentant des photos des hybrides et cultivars personnels, j’ai pris un peu de retard sur la publication des photos prises au printemps. Voici donc la suite et fin de ces photos que j’aurais dû publié il y a quelques semaines =)

Darlingtonia californica qui a bien poussé cette année !
Et la forme sans anthocyane qui commence aussi à prendre un peu de volume après bientôt 5 ans à stagner.
Drosera intermedia qui pousse en tourbière extérieure
Utricularia reniformis qui fleurit pour la première fois après 5 années !
FO07 – flava var ornata (F88MK). Une vraie tuerie ce clone, probablement un de mes flava préférés
FO08 – flava var ornata (F122MK) – bon, celle-là aussi est un de mes préférés.
FO09 – flava var ornata – Wewahitchka – Celui-là aussi promet d’être très intéressant une fois plus grand…
FRT04 – flava var rubricorpora – Très sympa en tourbière extérieure en compagnie de fougères des marais (Thelypteris palustris)
H12G – x moorei – red Anilina – Yellow flower (L04MK x flava var rubricorpora) – Prometteur prometteur…
H18 – alata var rubrioperculata x flava – Un de mes hybrides préférés
H46 – « Golden red Jubilee » – Les fleurs presque noires sont sublimes !
H57 – leucophylla x oreophila – Je pense que l’hybride est plutôt x moorei x oreophila mais il n’en reste pas moins intéressant.
H59 – (leucophylla – heterophylla x leucophylla L57mk) x « Helen Mary » – Une plantule qui m’avait été offerte il y a plusieurs années.
H62 – (leucophylla L14PW x leucophylla L4MK) x (x moorei – « Wilkerson White Knight ») – Une sorte de leucophylla sous testostérones !
H65 – x aerolata « Nightfall » – Une petite pépite aussi celui-là qui devient très sombre avec les veines noires.
H67 – « Orange fire » x flava var atropurpurea « red » – Lui ressemble en revanche à un flava sous testostérones !
H73 – « Leviathan » – Un peu déçu par ce clone qui semble réputé uniquement pour sa taille impressionnante, mais niveau forme, coloration et vigueur il ne présente rien de particulier.
L06 – leucophylla – Perdido, Alabama.
L16 – leucophylla « red stripe » – Très sympa cette année.
L21 – leucophylla « heterophylla » x leucophylla L57MK – Une vraie perle dans la serre !
L23 – leucophylla – Russel road x leucophylla « Alba » L09MK

Enjoy !

Mix photos d’hybrides personnels (Mai-Juin)

Bonjour à toutes et tous,

Comme d’habitude j’ai énormément de retard pour trier et publier mes photos… Mais voici un mix d’hybrides ou de cultivars personnels en Mai-Juin. De nouvelles séries de photos arriveront rapidement, notamment avec des observations de plantes carnivores directement dans leur milieu naturel !

Sarracenia x « Adye », pas bien en forme cette année car j’ai divisé mes pieds mères…

Sarracenia x « Angine »

Sarracenia x « Dantadelle » qui montre une belle coloration cette année mais peu de pièges difformes !
Toujours x « Dantadelle » mais poussant à l’extérieur

Sarracenia x « Elvis Presley »

HNP2015B – Sarracenia x moorei – leucophylla « giant » x flava « Slack’s maxima ». Deux clones qui me plaisent bien.

HP2013B – Sarracenia (x moorei) x « HNI12 ». J’aime tout particulièrement ce clone très différents des autres de part sa coloration complètement verte pomme et sa forme assez intrigante.

Voici maintenant quelques clones intéressants d’une grosse série d’hybridation semé en 2015, attention, il y a quelques pépites !

HP2015#6 – Sarracenia « HNI12 » x flava « Claret » – J’aime beaucoup certains clones de cette hybridation qui ont tendance à bien se colorer de rouge mais aussi avec des pièges assez large comme leur mère.

HNP2015#5 – Sarracenia « HNI12 » x « Adye » – Littéralement le meilleur croisement de cette année 2015, regardez la variation qu’il existe entre les plantules. Certaines sont extrêmement noires comme la première, d’autres ont des veines inversées, l’opercule blanc …

HP2015#7 – Sarracenia « Bella » x « Rubis rare » – Cette hybridation est aussi très intéressante et a fait ressortir quelques jolis spécimens !

HP2015#9 – Sarracenia (x moorei) x (x mitcheliana) – Les deux parents étant relativement verts (surtout le x moorei), toute la descendance l’est aussi. Ce clone est le plus vigoureux et le premier (l’unique pour le moment) a avoir été sélectionné. L’opercule semble très blanc et j’espère qu’il gardera cette caractéristique.

HP2015#7 – Sarracenia flava var cuprea x « Amphibien » – Je crois qu’il ne peut pas rogner sa paternité évidente avec S. x « Amphibien » ! Toutes les plantules sont assez semblables et je n’en garderai qu’une ou deux qui sont les plus vigoureuses.

C’est tout pour cette fois, si certains de ces hybrides vous intéressent, n’hésitez pas à me contacter. Enjoy !

Les autres plantes du jardin

Voici le dernier article des plantes non carnivores du jardin familial avec, en vrac, des photos des différents massifs ainsi que du potager !

N’hésitez pas à regarder les deux articles complétant celui-ci :

Enjoy !