Archives pour la catégorie Plantes in situ

Pinguicula alpina et orchidées in-situe

Dans le cadre d’une sortie avec l’Association de Botanique Chambérienne organisée fin Mai, nous avons pu observer de nombreuses orchidées terrestres autours de la région de Chambéry, en Savoie. En chemin, nous avons aussi rencontré un petit spot à Pinguicula alpina ! Leur forme était assez différente de celles que j’ai l’habitude de voir en haute altitude autours de 1800-2000m. Celle-ci étaient plus grandes, plus vertes et poussaient à l’ombre… Voici les photos.

 

Pinguicula alpina
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Gentiana angustifolia, pas une orchidée, mais relativement sympa quand même.
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Orchis anthropophora
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Ophrys fuciflora
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Ophrys insectifera
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Ophrys araneola
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Orchis militaris
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Orchis purpurea
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Nous avons enfin fini par trouver le rare Cypripedium calceolus, autrement appelé le Sabot de Vénus !
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Enjoy !

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Les plantes des écosystèmes alpins secs tropicaux en Bolivie

Voici une série de photos de plantes rencontrées durant les missions scientifiques au Salar d’Uyuni et dans la région du Sur Lipez. La saison des pluies étant à peine terminée, les annuelles sont visibles et la majorité des autres espèces sont en fleur ce qui fait de cette période de l’année un moment propice à l’étude des plantes.

 

Acantholippia deserticola. Un arbuste qui dégage un parfum sublime rappelant la menthe poivrée et avec lequel il est possible de faire des maté énergisant et des liqueurs.
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Encore une nouvelle espèce découverte au salar d’Uyuni, du genre Adesmia.
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Une annuelle, Bouteloua simplex.
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Caiophora chuquitensis, encore et toujours une des plantes les plus étranges que j’ai rencontrée. Ses épines sont vénéneuses et il est très difficile d’en récupérer les graines sans se piquer les doigts…
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Une Chenopodiaceae inconnue.
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Clinopodium gilliesii. Un arbuste très odorant aussi, dont les infusions aident les populations locales à soigner les maux de ventre.
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Un coussin totalement inconnue, probablement du genre Astragalus. Ce petit coussin de quelques centimètre de diamètre est quasiment invisible tant il est bien camouflé dans son environnement.
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Diplostephium cf meyenii.
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Frankenia triandra. Une plante en coussin typique des plages à la croissance très lente. L’individu en photo est particulièrement grand (et vieux donc).
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Hoffmannseggia minor. Une minuscule plante poussant sur les plages des îles du salar d’Uyuni et sa variante mutante avec les feuilles blanches.
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Une bizarrerie du Sur Lipez.
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Junellia seriphioïdes. A ne surtout pas toucher…
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Melinia parviflora. Une des rares liane de ce type de milieu.
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Mirabilis CF viscosa.
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Mutisia hamata qui porte bien son nom.
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Nototriche turitella. Cette plante minuscule ne fait qu’un petite centimètre de diamètre et possède normalement une fleur blanche. Nous avons trouvé une variante aux fleurs roses dans le Sur Lipez.
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Parastrephia quadrangularis.
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Polylepis tarapacana. Le seul et unique arbre pouvant pousser à des altitudes comprises entre 4000 et 5000m… Voici un lien vers un article Phagophytos sur cet arbre incroyable : https://phagophytos.com/2015/05/04/polylepis-tarapacana-larbre-des-conditions-extremes/
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Salvia cuspidata sbsp gliesii. Une sauge à l’odeur exquise du salar d’Uyuni. Les populations locales l’utilisent pour faire des matés soignant les troubles intestinaux. Elle a d’ailleurs été tellement exploitée qu’on ne la retrouve plus que sur des îles refuges.
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Stevia sp
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Sysimbrium CF irio. Une autre timide annuelle.
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Tagetes multiflora.
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D’autres photos plus artistiques que botaniques pour terminer. Je vous rappelle qu’il est toujours possible de demander les photos en qualité supérieure.
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Missions scientifiques en Bolivie (Salar d’Uyuni, Sur Lipez), résumé et paysages

Bonjour à tous !

Je suis enfin de retour à la civilisation après une mission scientifique en Bolivie dans la région du Sur Lipez et du Salar d’Uyuni dont le but était d’y étudier la végétation. Concentrons-nous tout d’abord sur le Sur Lipez.

 

Cette région est située à la limite Sud de la Bolivie, sous le salar d’Uyuni et est considérée comme un désert d’altitude. Il ne pleut pratiquement jamais et l’altitude oscille entre 4300m et 5000m (oui vous avez bien lu). Les conditions climatiques sont très difficiles pour les végétaux, il fait entre -10°C et -20°C la nuit, environ 50°C en plein soleil la journée, il y a beaucoup de vent, d’irradiation solaire et les rares points d’eau sont des lagunes chargées en sels volcaniques. En gros, pour résumer, les paysages ressemblent beaucoup à Mars, un désert rouge parsemé de volcans.

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Quelques lagunes
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La laguna colorada tient son nom de la couleur rouge de son eau
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Malgré des conditions climatiques très difficiles, nous avons eu l’honneur de rencontrer le « Suri » (Rhea pennata), un animal très rare et en voie de disparition car chassé pour sa viande et ses œufs.
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La Vigogne ( Vicugna vicugna), qui est l’ancêtre sauvage du lama, qui a lui aussi été beaucoup chassé pour sa fourrure la plus fine (et la plus chère) de la planète.
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Un renard andin (Lycalopex culpaeus) curieux est aussi venu nous rendre une petite visite (au centre de la photo).
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Durant cette première partie de mission, nous avons campé pendant une semaine dans cette magnifique région et y avons étudié la végétation et les patron de facilitation plantes-plantes (qui fera l’objet d’un prochain article).
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Au milieu de la semaine, nous avons effectué l’ascension du volcan Licancabur, culminant à 5920m, très haut pour une première expérience d’alpinisme ! Le manque d’oxygène et la différence de pression rendent la montée très difficile et il nous faut environ 5h30 pour monter 1200m, nous sommes en effet partis d’environ 4700m, plus ou moins la hauteur du Mont Blanc. Au pied de ce majestueux volcan, la laguna verde dont l’eau turquoise paraît irréelle.
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Alors que la montée s’est relativement bien passée, la descente a été plus difficile. Une autre étudiante qui nous accompagnait s’est fait une sale entorse quelques mètres après le début de la descente. Evidemment, il n’y a pas de secours dans cette région reculée et sauvage de la Bolivie, encore moins au sommet d’uh volcan. Il nous a donc fallu 6h pour redescendre, matraqués par l’altitude, et son Soroche (le mal de l’altitude), inévitable à cette hauteur. On se rappellera tout de même surtout de la vue éblouissante au sommet du Licancabur qui était jadis un lieu sacré pour des rituels Quechuas.
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Le lac au centre du cratère, un des plus hauts lacs du monde.
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L’équipe qui a réussi l’ascension !
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La deuxième partie de la mission (environ 10 jours) était au salar d’Uyuni afin d’y étudier le fonctionnement des écosystèmes. Voici quelques photos des paysages dont je ne me lasserai jamais.
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Le volcan mama Tunupa :
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Un levé de soleil sur le salar… Je ne sais pas si le désert de sel affecte les couleurs ou la luminosité, mais je n’ai jamais vu de levé ou de couché de soleil aussi beau.
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En revanche, à cette époque de l’année, le salar a beau être magnifique, il est aussi dangereux. L’accumulation d’eau de la période « humide » (parce qu’il ne pleut au final qu’environ 200mm d’eau par an) fragilise la croûte de sel. L’eau se mélange alors avec de la boue argileuse salée et ce cocktail est parfait pour s’embourber… Et c’est exactement ce qui nous est arrivé. Nous avons passé 24h à sortir la voiture embourbée sur la plage d’une des îles que l’on étudiait ! Par chance nous avions de quoi manger, boire et passer la nuit sur le salar.
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En Bonus, une petite vidéo résumant nos aventures !

 

 

Bientôt de nouveaux articles & photos sur cette mission incroyable, mais aussi des plantes carnivores de la collection qui commence doucement à se réveiller… Pour rappel, Phagophytos sera présent à la foire au plante du lac d’Aiguebelette en Savoie (73) pour une exposition-vente le weekend du 23-24 Avril, n’hésitez pas à réserver vos plantes et/ou à passer me voir !

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Enjoy !

Visite de la serre carnivore du Parc de la tête d’or à Lyon

Le parc de la tête d’Or à Lyon (69000) possède une vaste collection de plantes carnivores et notamment de Nepenthes qui est labellisée CCSV (Conservatoire des Collection Végétales Spécialisées). Voici quelques photos prises hier par un temps, malheureusement, nuageux, et avec mon nouvel appareil photo.

D’autres articles sur les serres tropicales et sur les plantes carnivores avaient déjà été publiés ici :
https://phagophytos.com/2014/11/02/visite-du-parc-de-la-tete-dor-a-lyon-partie-1-les-serres-tropicales/
https://phagophytos.com/2014/12/16/visite-du-parc-de-la-tete-dor-partie-2-les-plantes-carnivores/

 

Drosera adelae
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Drosera slackii
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Drosera regia
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Les Drosera tubéreux étaient à l’honneur en cette saison.

Drosera cistiflora
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Drosera erithrorhiza
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Drosera peltata
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Drosera stolonifera
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Nepenthes eymae
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Nepenthes jamban
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Nepenthes tentaculata
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Pinguicula pilosa
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Roridula gorgonias
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Sarracenia leucophylla
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Un joli clone de Sarracenia purpurea ssp purpurea complètement noir
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Quelques orchidées pour finir
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Enjoy !

Le Salar d’Uyuni – Paysages, écologie & botanique

Ces deux derniers mois, j’étais basé en Bolivie dans la ville de La Paz afin d’étudier l’écologie et les plantes du Salar d’Uyuni. Même si cet écosystème est unique en son genre, aucune étude scientifique dans les domaines de l’écologie ou de la biologie/botanique n’y a été conduite jusqu’à présent. Nous commençons à peine à entrevoir la grande diversité végétale présente dans ce milieu qui peut pourtant paraître relativement incompatible avec la vie.

En effet, le substrat est plus ou moins salé en fonction de sa proximité avec la croûte de sel, la pluviosité est inférieur à 200mm par an et est répartie entre Décembre et Février uniquement (saison des pluies) ce qui en fait une zone dite « désertique » (source : Weatherbase), l’altitude de 3655m et la sécheresse générale engendrent des températures exceptionnelles qui peuvent culminer à presque 40°C le jour et -30°C la nuit (source : Weatherbase), enfin, comme si ce n’était pas assez, les indices UV sont tellement élevés qu’ils dépassent largement l’échelle qui s’étalonne de 1 à 11 en allant jusqu’à 14 ou 15 sans problème (en comparaison, on dépasse rarement les 6-7 en France au milieu de l’été dans les zones les plus ensoleillées).

Cette diversité incroyable et méconnue est malheureusement menacée. En effet, les plantes étudiées se retrouvent sur des îles perdues au milieu du Salar (voir image 3) et avec le réchauffement climatique, elles ne peuvent pas migrer en altitude ou en latitude pour compenser la hausse des températures et sont donc vouer à disparaître de ces îles. De plus, le Salar d’Uyuni étant le plus grand salar du monde, il regroupe la majorité des réserves de lithium du « triangle du lithium » estimée à 70% des réserves mondiales, et son exploitation pourrait avoir des effets désastreux sur la biodiversité.

 

Le Salar d’Uyuni, localisation, histoire et écologie

On trouve ce salar dans le Sud-Ouest de la Bolivie, au centre de l’altiplano bolivien. Avec ses dimensions incroyables, 150km de large, 100km de long pour une superficie d’environ 10 600km², il est grand comme deux départements français (plus que la Corse) et peut donc être vue de l’espace (voir image 1).

Hebergeur d'imageImage 1 – Situation du Salar d’Uyuni en Bolivie.
Hebergeur d'imageImage 2 – Le Salar d’Uyuni.

Comme nous l’avons dit, au milieu du salar se trouvent de nombreuses îles de taille variée (quelques mètres carré à plus d’1km, voir images 3 et 4). On estime sa formation à environ 10 000ans. Il était alors un très grand lac reliant le Lago Poopo et même le Lago Titikaka ! Son assèchement, dû à un réchauffement climatique il y a environ 20 000ans, a laissé une croûte de sel composée de différentes phases dont la profondeur atteint 120m par endroit.

Hebergeur d'imageImage 3 – Les îles du secteur Sud du Salar d’Uyuni.
Hebergeur d'imageImage 4 – L’île Pescado (au centre) et ses petites îles satellites (au-dessus et dessous).

Selon les premiers résultats de nos études, la richesse spécifique est différente en fonction des îles. Comme l’avaient déjà théorisés McArthur & Wilson en 1963-1967, nous avons remarqué que plus les îles sont grandes, plus il y a d’espèces différentes, de même, plus l’île est isolée et loin du bord, moins nous trouverons d’espèces différentes. De plus, nous avons remarqué que la richesse spécifique était corrélé à l’altitude des îles qui peut être un bon proxy de la diversité d’habitats. Enfin, nous avons remarqué que les plantes étaient différentes si l’on se trouvait sur les bords ou sur les îles et si l’on se trouvait dans le secteur Nord ou Sud du Salar.

 

Hebergeur d'imageImage 5 – Le volcan Tunupa (ou Mama Tunupa en Aymara) qui domine le Salar.
Hebergeur d'imageImage 6 – Le Salar est si vaste que l’on n’en voit pas la fin.
Hebergeur d'imageImage 7 – Les caractéristiques hexagones de sel.

 

Les plantes du Salar d’Uyuni

La très grande majorité des plantes que l’on trouve sur les îles du salar possèdent des épines et sont très odorantes. Ces deux caractéristiques sont des techniques classiques de défense pour ne pas se faire consommer par des herbivores comme les Viscachas ou les Vigognes (voir photo 8). En effet, le manque d’eau contraint les plantes qui ne peuvent pas produire beaucoup de feuilles. Ainsi, chaque feuille « coûte » très cher à la plante, et pour ne pas gâcher un tel investissement d’eau et de minéraux, elle les protège en les rendant très odorantes (répulsifs à herbivores) et/ou en les couronnant d’épines (photos 9 et 10).

Hebergeur d'imageImage 8 – Des Vigognes traversent le Salar en quête de nourriture sur une île.
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Images 9 et 10 : Le Trichocereus pasacana et ses longues épines.

 

Enfin, voici quelques photos des plantes trouvées sur ces îles.

 

Adesmia polyphylla
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Astragalus asplundii
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Cumulopuntia boliviana
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Echinopsis ferox
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Ephedra breana
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Haplopappus rigidus
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Le coup de cœur : Hoffmannseggia minor
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Junellia seriphioides
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Liliaceae inconnue
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Lophopappus cuneatus
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Melinia parviflora
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Sarcocornia pulvinata
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Suaeda foliosa
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Trichocereus hybride ?
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Trichocereus pasacana
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Tunilla soehrensii
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Quelques cactus mutés pour finir
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Une petite vidéo pour finir :

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Les plantes des Yungas en Bolivie – Partie 3 – Troisième et dernier jour

Voici la suite et fin du Takesi Trail. A l’aube du troisième jour, nous n’étions qu’à quelques heures de marche de notre destination, la ville de Yanacachi. Nous avons pu observer des centaines de lucioles toute la nuit tout en entendant des chants d’oiseaux à la fois très complexe et mélodieux… La meilleure berceuse possible ! Voilà la vue depuis la tente… Cette fois nous sommes bien au beau milieu de la forêt tropicale.

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Durant notre dernière ligne droite, nous passons par des ponts dont l’état et la sécurité laissent à désirer… Il y a une bonne centaine de mètre de vide, mieux vaut ne pas trébucher.

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Une petite plante sur le bord de la route :

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La seule et unique passiflore rencontrée :

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Un joli spécimen de Poinsettia sp ! Cette plante est trouvable dans toutes les jardineries pendant la période de Noël, elle est appréciée pour sa couronne de feuilles rouges ressemblant à des fleurs. En voici une dans son milieu naturel.

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Une plante aux feuilles monstrueuses de plus d’un mètre de diamètre :

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Nous apercevons enfin notre destination, c’est le petit village au sommet de la colline. Droit devant, derrière les dernières collines des Andes, se trouve l’immense forêt amazonienne.

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Juste avant de passer les contrôles de sécurité pour entrer dans ce village, nous tombons sur une jolie mygale, reconnaissable par ses deux chélicères verticales au-dessous des yeux.

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Nous nous retournons un moment et remarquons que nous étions au sommet de cette montagne deux jours auparavant…

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Nous arrivons enfin à Yanacachi après 3 jours, 5000m de dénivelé et 45km de marche !

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Nous nous arrêtons manger un repas bien mérité, nous étions en effet à cours de nourriture depuis la veille. Et dans la « tienda » nous remarquons ce joli scorpion à la piqûre mortelle pour l’Homme…

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Malheureusement aucune plante carnivore n’a été trouvée durant le trail, mais nous garderons de jolis souvenirs, quelques courbatures et blessures, et tout un tas de photos…

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Les plantes des Yungas en Bolivie – Takesi Trail – Jour 2

La suite des aventures durant le Takesi Trail ! Après une première nuit glaciale à environ 3300m d’altitude, nous reprenons notre marche. Voici la vue au moment du départ :
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Nous poursuivons notre route en suivant le chemin inca.
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Petit à petit le soleil fait son apparition et l’écosystème devient plus sec, plus chaud, aux alentours de 3100m. Nous commençons à voir des plantes, fleurs et tout un tas d’insectes atypiques. Les fleurs sont tellement diverses et variées qu’il m’est impossible de les identifier ni de toutes les publier ici.
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Quelque chose qui ressemble à un Cosmos
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Un Puya sp avec sa hampe florale caractéristique et sa fleur… verte.
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A environ 2900m, les premiers grands arbres font leur apparition, retenant bien mieux l’humidité atmosphérique. L’écosystème ressemble de plus en plus à une forêt tropicale.
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Plus nous descendons, plus la variété de couleur et de forme des fleurs est impressionnante. Cette première fleur, de couleur rouge, a la forme d’un papillon !
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Ici, même les arbres fleurissent, ils créent des patchs jaunes très lumineux au milieu des étendues vertes des Yungas.
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Begonia sp
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Nous nous arrêtons à 2600m pour manger nos restes au bord d’une rivière qui, plus tard, se jettera dans l’Amazone. A cette altitude, la chaleur et l’humidité sont omniprésentes. Le chemin boueux est plus difficile à suivre, nous avons d’ailleurs failli nous perdre plusieurs fois.

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La seule et unique orchidée rencontrée :
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Cette énorme excroissance au niveau de la tige de cette plante est une sorte de « cancer » provoqué par des insectes pour que la plante leur fabrique un abris.
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Un autre arbre en fleur (Malvaceae). La saisonnalité étant quasiment inexistante à ces latitudes et altitudes, les arbres fleurissent aléatoirement dans l’année, néanmoins, tous les individus d’une même espèce fleurissent en même temps (et on ne sait pas trop pourquoi).
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D’autres fleurs :
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Un Arum sp près d’un petit village, probablement planté.
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Bignoniaceae sp, une fleur qui a évolué pour être pollinisée par des oiseaux.
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Quelques fougères, dont certaines font plusieurs mètres de haut et d’envergure.
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Une Bromeliaceae poussant sur un tronc d’arbre.
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Une petite herbacée inconnue recouverte de mucilage très collant. J’ai eu le malheur de tomber dedans et je n’ai pu enlever tous les petits brins collés qu’une fois rentré chez moi…
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Nous nous arrêterons ici pour la nuit, aux alentours de 2300m d’altitude, aux pieds des Cecropia sp, un arbre tissant des interactions très étroites avec des fourmis qui le défendent sauvagement.

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Suite et fin bientôt…

Enjoy !