Lorsque l’on est débutant

Il y a plusieurs choses importantes à savoir lorsque l’on achète ses premières plantes carnivores. La plupart du temps, les plantes trouvables en jardinerie sont relativement simples à cultiver si l’on suit quelques règles de base.

Si vous ne trouvez pas réponse à vos questions, vous pouvez me contacter par mail à l’adresse suivante :

phagophytos@gmail.com

  1. Il faut savoir que les plantes carnivores ne se cultivent pas comme des plantes d’intérieures. Si vous cherchez une plante d’ornementation pour votre salon, vous allez être très déçu par sa beauté et par son temps de survie (quelques mois tout au plus).
  2. N’achetez pas une plante carnivore pour vous débarrasser d’insectes dans votre maison. Ces plantes attirent & capturent les insectes, mais elles sont bien moins efficaces qu’un papier tue-mouches.
  3. Il ne faut jamais utiliser d’engrais. En effet, ces plantes sont justement carnivores parce que leur substrat (la terre) est très pauvre. Si vous ajoutez de l’engrais, elle n’a plus de raison d’exister.
  4. Préconisez l’utilisation d’eau de pluie, d’eau déminéralisée ou d’eau osmosée car l’eau du robinet contient généralement beaucoup de minéraux nocifs pour les plantes carnivores.
  5. Elles ont toutes besoin d’une forte luminosité. C’est une des raisons pour lesquelles elles ne se plaisent pas en intérieur. Certaines ont besoin de plein soleil toute la journée, d’autres uniquement le matin ou le soir. Attention, nous parlons de plein soleil (au risque de me répéter) et non de « beaucoup de lumière à l’ombre ».
  6. Elles ont (presque) toutes besoin d’une forte humidité du substrat et/ou atmosphérique. La grande majorité des plantes carnivores ont besoin d’avoir la base du pot qui trempe en permanence dans quelques centimètres d’eau, parfois plus encore, au moins pendant l’été. Celles qui nécessitent moins d’humidité au niveau du substrat ont plus besoin d’humidité dans l’air, il faut donc s’équiper d’un brumisateur ou d’une cloche si vous voulez les voir croître correctement.
  7. Ne pas nourrir ses plantes carnivores. Dans la très grande majorité des cas, elles sont assez bien adaptées pour se nourrir d’elle-même et risquent davantage une indigestion et donc la mort de leurs feuilles si vous les nourrissez (le dosage est délicat). De plus, le fait de « manger » des insectes est plus une sorte de bonus pour la plante qu’un mécanisme vital pour sa survie (comme c’est notre cas). Rappelez-vous que ce sont des plantes, et non des animaux, qui tirent leur énergie de la lumière du soleil.

Maintenant que vous connaissez les conditions de base de culture des plantes carnivores, et si vous pensez que c’est à votre portée, la prochaine étape est d’identifier votre plante. En effet, la culture peut être bien différente d’un genre à l’autre et d’une espèce à l’autre au sein du même genre. Je vous propose ici d’identifier votre plante au moins jusqu’au genre et de prendre rapidement connaissance des conditions de culture spécifiques.

  • La fameuse dionée, Dionaea muscipula

Très facile à reconnaître, elle possède des pièges actifs qui se referment au touchée. Elle peut être de taille et de coloration variable.

Hebergeur d'image

  1. Nécessite absolument du plein soleil toute la journée.
  2. Elle se plaît dans un substrat composé à environ 60% de tourbe blonde sans additifs et 40% d’éléments drainants comme du sable de Loire non calcaire et/ou de la vermiculite et/ou de la perlite.
  3. Venant d’Amérique du Nord, elle a besoin d’une période de repos marquée en hiver, cela signifie une baisse des températures en dessous de 7°C pendant plusieurs mois. Si elle est dans un pot suffisamment grand, elle peut supporter des gelées faibles (jusqu’à -7°C) plusieurs jours d’affiler.
  4. NE PAS JOUER AVEC LES PIEGES. En effet, chaque piège ne peut se refermer que 3 ou 4 fois au cours de sa vie avant de périr, évitez donc de gaspiller ces occasions en jouant avec. Si vous êtes plus intrigué par le mouvement que par le caractère esthétique et carnivore des plantes, je vous conseille d’acheter une plante sensitive comme Mimosa pudica par exemple (trouvable en jardinerie).

 

  • Les pièges à gouttelettes de glu, les Drosera

Les feuilles sont généralement recouvertes de poils qui possèdent à leur sommet une gouttelette de glu. Il existe beaucoup d’espèces différentes trouvables en jardinerie avec des cultures bien spécifiques.

Hebergeur d'imageHebergeur d'image

Les Drosera sont un groupe d’espèces très varié dont certaines sont purement tropicales, d’autres rustiques (certaines poussent en France), d’autres à bulbe, d’autres nécessitent une période sèche etc. Il est donc impossible de faire une fiche de culture globale qui fonctionnerait pour toutes celles que l’on peut trouver en jardinerie. Il vaut mieux faire du cas par cas.

 

  • Les salades aux pièges à glu, les Pinguicula

Elles ont des feuilles rondes ou oblongues, vertes et disposées en rosette autours du cœur de la plante et ont généralement de belles fleurs au moment de l’achat. Les feuilles sont collantes, ou plutôt gluantes au touchée.

Hebergeur d'imageHebergeur d'image

  1. Elles préfèrent une luminosité par trop importante, par exemple vous pouvez les exposer au soleil du matin ou de la fin d’après midi. Le plein soleil convient dans la majorité des cas mais un temps d’adaptation est requis si vous ne voulez pas les voir griller en quelques jours.
  2. Le substrat peut être très différent des autres espèces de plantes carnivores, mais nous pouvons partir sur une base simple qui plaît à toutes les espèces de jardinerie : 40-50% de tourbe blonde et 50-60% d’éléments drainants comme de la perlite, vermiculite ou du sable de Loire non calcaire (quoi qu’elles ne sont pas dérangées par les sols calcaires).
  3. Elles ont besoin d’une période de repos marquée par une baisse des températures entre 7 et 15°C et surtout par une réduction considérable de l’arrosage. Il ne faut dorénavant plus laisser de l’eau dans la soucoupe et uniquement arroser lorsque le substrat commence à s’assécher.

 

  • Les lianes géantes, les Nepenthes

Elles possèdent des grandes feuilles très vertes disposées autours d’une tige principale qui croît vers le haut, chaque feuille est terminée par une petite liane et/ou par un piège en forme de cruche.

Hebergeur d'imageHebergeur d'image

  1. Une forte luminosité est nécessaire à la formation des pièges. Le plein soleil toute la journée peut convenir à condition d’une acclimatation progressive, le plus simple reste de les exposer en plein soleil uniquement le matin ou à partir de la fin d’après midi.
  2. Un substrat composé de 100% de mousse de sphaigne est suffisant pour les plantes de jardineries. Il peut être bien de remplacer environ 30% par des écorces de pins afin d’aérer le substrat.
  3. Les Nepenthes étant tropicale, une ambiance chaude et humide toute l’année est nécessaire.

 

  • Les entonnoirs de la mort, les Sarracenia  

Les feuilles de ce genre sont transformées en tubes plus ou moins étroits possédant à leur sommet un « chapeau » appelé opercule, et sont de couleurs et de tailles variables.

Hebergeur d'imageHebergeur d'image

  1. Nécessitent du plein soleil toute la journée. Plus vous exposerez votre plante au soleil plus elle sera belle, colorée et robuste.
  2. Un substrat composé de 70% de tourbe blonde sans additifs et 30% d’éléments drainants comme du sable de Loire non calcaire et/ou de la perlite et/ou de la vermiculite est parfait pour ce genre.
  3. Une période de repos est exigée en hiver avec une baisse considérable des températures en dessous de 5°C. Supportant des gelées allant de -10°C à -30°C selon les espèces, elles peuvent très facilement supporter les hivers français peu importe où vous habitez.

 

 

D’autres genres, plus rares, peuvent aussi être trouvées comme les Utricularia, Cephalotus, Darlingtonia, Byblis etc.

Cette page est amenée à être régulièrement améliorée, si vous avez des suggestions ou des questions, n’hésitez pas à me contacter par mail.

Publicités